Les îlots de chaleur urbains – Cahier n°3 : brises thermiques

Les îlots de chaleur urbains du coeur de l'agglomération parisienne

février 2017 18 pages Langue : Français

Cahier 3 : brises thermiques

 

Cette troisième étude de l’Apur portant sur les îlots de chaleur urbains est consacrée à la question des brises thermiques. Elle pose la question des phénomènes de vents qui surviennent pendant les épisodes caniculaires, analyse leur impact sur le confort climatique ressenti par le piéton et les éventuels liens avec la pollution atmosphérique.

 

Les épisodes de pollution atmosphérique sont des phénomènes récurrents à Paris. Ils surviennent souvent dans des situations d’air calme où la pollution a du mal à s’évacuer à cause du manque de vent. L’absence de vent est également récurrente dans le cœur de l’agglomération parisienne en période de canicule. Le territoire n’est pas à l’abri d’une situation où se conjugueraient à la fois pollution et canicule.


Dans cette situation le territoire parisien se révèle très inégalitaire. Même en condition d’air calme, certaines zones sont mieux aérées que d’autres car parcourues de vents locaux appelés « brises thermiques » qui sont la conséquence de la topographie parisienne et des types d’occupation du sol. Ainsi certains quartiers se révèlent à la fois chauds et pollués comme par exemple le centre de Paris côté rive droite. On y observe un effet de cuvette où l’air pollué importé des reliefs y stagne, la grande minéralité des lieux exacerbe l’îlot de chaleur ce qui crée une situation de vulnérabilité.


À l’inverse, sur les pentes des reliefs (Buttes-Chaumont, Belleville, Père Lachaise, Butte Montmartre, etc.), l’air circule doucement selon la pente descendante, ce mouvement d’air a un effet rafraîchissant qui rend plus supportable la canicule dans sa phase nocturne, les polluants y sont un peu mieux brassés que dans le reste de Paris. La présence des espaces verts sur les pentes semble avoir un effet accélérateur des brises qui renforce la sensation de fraîcheur nocturne.


Cette étude s’inscrit dans une série de quatre cahiers consacrés aux îlots de chaleur urbains du cœur de l’agglomération parisienne :

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