La définition d’une trajectoire bas-carbone ne peut se résumer au seul exercice comptable du rythme annuel de réduction des émissions GES d’ici à 10, 20 ou 30 ans. En complément, un récit politique et socio-économique est nécessaire pour pouvoir traduire concrètement en actions cette trajectoire et les choix souhaitables, au bon niveau d’ambition, que ce soit en matière de sobriété, d’efficacité, de production d’énergies renouvelables et récupérables et de préservation et création de puits de carbone.
Cela doit permettre de définir les efforts respectifs des différents acteurs du territoire et de la coopération territoriale. Il faut une compréhension fine des facteurs explicatifs pour avoir une stratégie climat robuste. Comment expliquer les hausses et baisses observées à l’échelle nationale et dans les territoires ?
L’articulation des échelles : dans quelle mesure les politiques nationales conditionnent les trajectoires locales ? Quelles sont les marges de manœuvre des collectivités ? Il faut insister sur l’importance du dialogue entre les différentes échelles territoriales pour éviter les injonctions contradictoires.