L’amélioration technologique de la motorisation des véhicules, certes indispensable, contribue efficacement à la baisse des émissions qui s’accélère depuis 10 ans. Les mises en place d’une zone à faibles émissions et aussi, de façon plus exceptionnelle, les opérations de circulation différenciée - en cas de pic de pollution -, Journée sans voiture ou Paris Respire, font aussi ressortir des bienfaits notoires.
Néanmoins, compte tenu du rôle de l’abrasion des routes, des pneus et des freins dans les émissions de PM10 notamment, la diminution du trafic routier, inscrite au Plan de Déplacements Urbains d’Île-de-France, doit rester un objectif prioritaire au bénéfice du développement d’autres modes de déplacements alternatifs.
En croisant différentes études, notamment d’Airparif, du King’s College, de la Ville de Paris et de la Métropole du Grand Paris, cette note permet de mettre en perspective les impacts très bénéfiques de la baisse de la circulation sur la santé et aussi sur l’accidentologie, l’environnement, le bruit et ainsi plus largement sur la qualité de vie. Elle propose des pistes de réflexion pour la suite, comme de continuer à documenter l’impact des mesures de restriction de circulation, ou de faire évoluer le parc automobile en lien avec les constructeurs vers des véhicules plus compacts et moins émetteurs, adaptés aux faibles vitesses en ville.