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Tri des déchets alimentaires dans le Grand Paris

État des lieux et perspectives d’une filière en développement

Depuis le 1er janvier 2024, la loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC) impose à l’ensemble des collectivités de mettre à disposition des solutions de tri à la source des déchets alimentaires pour tous les producteurs, y compris les particuliers.

© Apur - Pauline Alfaro

Cette étude dresse un état des lieux des pratiques et des dynamiques de déploiement territoriales. Les leviers d’action et pistes d’optimisation présentés ont été identifiés en collaboration avec les services de gestion des déchets des 12 territoires de la Métropole du Grand Paris, à partir des réponses à un questionnaire et d’entretiens complémentaires.

Dans la métropole, les déchets alimentaires représentent 540 000 tonnes soit 77 kg par habitant et par an, issus de la consommation à domicile et hors domicile. Alors qu’ils offrent un fort potentiel de valorisation par le compostage ou la méthanisation, le taux de captation est de l’ordre de 3,5% par rapport au gisement estimé soit environ 19 000 tonnes. Ces déchets représentent par ailleurs 25% du contenu des ordures ménagères résiduelles, affectant les performances des incinérateurs. Une marge de progression très importante existe.  

Deux ans après l’entrée en vigueur de l’obligation, les territoires de la Métropole poursuivent le déploiement des dispositifs de tri et/ou traitement à la source pour favoriser la valorisation. 2 100 points d’apport volontaire sont ainsi déjà en service en 2025 dans les communes qui ont fait ce choix. La collecte en porte-à-porte se développe dans d’autres communes, tout comme les solutions complémentaires de compostage de proximité. Au-delà d’une diversité de situations, l’examen des premières données montre une hausse générale continue des tonnages collectés, étroitement liée à l’ampleur des dispositifs et aux actions de sensibilisation menées. La mise en service du méthaniseur de Gennevilliers en 2026, d’une capacité de traitement de 50 000 tonnes par an, constituera une étape structurante pour un traitement local des déchets alimentaires.