Réalisée à partir des données d'Eau de Paris, cette étude analyse les consommations d’eau potable journalières entre 2017 et 2024 selon la nature des usagers. Elle met en lumière le rôle prépondérant du secteur résidentiel, qui concentre près des trois quarts des volumes consommés, ainsi que des évolutions contrastées selon les territoires et les types d’activités. Elle quantifie également les causes des baisses observées dans le secteur résidentiel entre évolution démographique, sobriété tendancielle et « moindre présence » dans les logements du fait des nouveaux modes de vie qu’offre le télétravail et l’essor des meublés touristiques.
Au-delà du diagnostic,145 L/jour/habitant à Paris consommés en 2024, et des facteurs d'évolutions, l’Apur propose trois scénarios d’évolution à horizon 2030. Tous convergent vers une poursuite de la baisse des consommations, avec des trajectoires différenciées selon les hypothèses retenues. Cette évolution repose sur une sobriété structurelle des usages, liée à l’amélioration des équipements, à la diffusion de pratiques plus économes et aux politiques de sensibilisation. À ces tendances de fond s’ajoutent des hypothèses variables selon le scénario concernant les évolutions démographiques, les transformations des usages résidentiels et tertiaires, ou encore la dynamique touristique.