Inscrit dans la suite de la rencontre « Eau Visible Invisible » organisée par l’Apur dans le cadre de la troisième Biennale d’architecture et de paysage d’Île-de-France à Versailles, cet atelier explore les défis de la sobriété.
Dans un premier temps, l’atelier aborde les baisses des consommations. Être sobre, c’est nécessairement consommer moins d’eau. Les échanges interrogent l’objectif le plus simplement énoncé au regard des modèles d’évaluation économiques de l’écosystème qui s’adossent sur les volumes consommés. Dans un second temps, les discussions s’articulent autour des liens entre sobriété et circularité en rendant compte des évolutions réglementaires qui accordent une place plus importante aux différents types d’eau et aux cycles dont ils dépendent et auxquels ils contribuent. Le contexte métropolitain du Grand Paris possède des caractéristiques propres et des variations existantes en fonction des échelles d’analyse, notamment en ce qui concerne le soutien d’étiage de la Seine et la réutilisation des eaux usées traitées. Enfin, les réflexions sur la sobriété hydrique sont regardées par les acteurs à partir des usages. L’extension des réseaux d’assainissement et les ouvrages de lutte contre les inondations en sont des indicateurs importants, témoins d’une urbanisation et d’une imperméabilisation élevée des sols. L’adaptation des édifices, des espaces publics et privés et de leurs équipements intègre de plus en plus un renouvellement des rapports à l’eau.
La restitution des différentes contributions des acteurs de l’eau propose un état des lieux inédit et partagé des enjeux métropolitains de mise en œuvre du Plan Eau rappelant tant les objectifs ambitieux que valorisant les initiatives exemplaires.