Sur les 5 871 grands établissements que comptait l'Ile-de-France en 1987 les trois-quart, soit 4 446 unités, exerçaient toujours leur activité en 1996. Parmi ces «survivants», 1 154 ont déménagé en choisissant de rester dans la région tandis que 3 292 unités ne changeaient pas de localisation. La mobilité a donc touché 20% du stock total initial de 1987, soit un établissements de départ sur cinq, et un établissement pérenne sur quatre. La proportion est identique pour les effectifs salariés correspondants. Ce résultat global recouvre une diversité de comportements des entreprises dans l'espace, selon la localisation, la nature de l'activité exercée, et plus spécifiquement dans le temps, selon la période considérée. Des tendances lourdes apparaissent clairement au cour des dix années étudiées : lourdes pertes d'établissements pour Paris au profit de la banlieue, particulièrement des Hauts-de-Seine, recherche d'une nouvelle localisation proche de l'ancienne et/ou située dan un pôle tertiaire. Une analyse segmentée dans le temps fait toutefois apparaître des trait propres aux années 90 en premier lieu une intensification de la mobilité des grands établissements.
La mobilité des grands établissements à Paris et en Ile-de-France, 1987-1996