Après un pic en 2016, le nombre de véhicules détenus par les ménages diminue de façon continue, avec une accélération depuis 2021. Ce sont ainsi plus de 26 000 véhicules qui quittent le parc chaque année malgré un ralentissement sur l’année 2024. Cette baisse s’accompagne d’un recul de l’usage de la voiture, particulièrement marqué à Paris, où les distances parcourues ont fortement diminué ces dernières années, traduisant ainsi des évolutions durables des modes de vie et des pratiques de déplacement.
Parallèlement, le parc se transforme rapidement sur le plan technologique. Les motorisations alternatives représentent désormais 9 % du parc, dont plus de 4% de véhicules 100% électriques, tandis que les véhicules thermiques, en particulier diesel, sortent massivement du parc (450 000 véhicules diesels en moins depuis 2020), contribuant à l’amélioration de la qualité de l’air à l’échelle métropolitaine. Ces évolutions s’accompagnent d’un allongement de la durée de vie des véhicules des ménages, dans un contexte économique et réglementaire incertain et de montée en puissance du marché de l’occasion.
Ces transformations ont des effets visibles sur les infrastructures d’avitaillement : recul des stations-service thermiques (-63 entre 2019 et 2024), développement rapide des bornes de recharge (environ 6 000 nouvelles bornes entre 2019 et 2025) et émergence de nouveaux modèles de stations électriques.
Dans ce contexte, la progression du parc professionnel doit être interprétée avec prudence : si elle reflète en partie les besoins croissants liés aux activités économiques et logistiques, elle est également influencée par des effets d’immatriculation liés aux sièges sociaux, qui ne correspondent pas nécessairement à une augmentation réelle de la circulation locale.