En 2025, la métropole du Grand Paris accueille 4,5 millions de m² d’entrepôts logistiques, dont 80% au sein des zones d’activités économiques. Indispensable tant pour les activités commerciales et industrielles que pour l’approvisionnement des habitants de la métropole du Grand Paris, la logistique doit répondre à différents enjeux liés à son développement : assurer les besoins fonciers des acteurs du transport logistique tout en réduisant l’impact environnemental du secteur. Les leviers d’action règlementaires identifiés visent la décarbonation des modes d’acheminement, la réduction des distances parcourues par la création d’un maillage logistique métropolitain plus fin et une meilleure intégration urbaine avec la diversification des formes d’immobilier logistique.
Depuis l’arrêté de 22 mars 2023, les entrepôts font partie de la destination « autres activités des secteurs primaire, secondaire ou tertiaire ». Désormais la sous-destination “entrepôt” recouvre les constructions destinées à la logistique au stockage ou à l’entreposage des biens sans surface de vente, les points permanents de livraison ou de livraison et de retrait d’achats au détail commandés par voie télématique, ainsi que les locaux hébergeant les centres de données. Le code de l’urbanisme permet aux PLUi de définir précisément les activités autorisées ou soumises à condition au sein des entrepôts, et donc de différencier la logistique d’autres usages tels que les magasins et cuisines dédiées à la vente en ligne ou les centre de données.
Les PLUi précisent à l’échelle territoriale les prescriptions et orientations définies dans le SCoT. La fonction logistique y est prise en compte à différents degrés et en fonction d’objectifs qui varient d’un territoire à l’autre selon les enjeux locaux : maitriser, maintenir, développer, réintroduire. Les dispositifs règlementaires mobilisés dans les PLUi diffèrent selon les objectifs poursuivis par les collectivités et le degré de la prise en compte des enjeux logistiques. Ils permettent notamment de différencier les types d’activité logistique qui diffèrent de l’entreposage comme les espaces dédiés à la logistique urbaine ou à la cyclologistique.
Le zonage permet de maîtriser le développement des entrepôts logistiques en les interdisant ou en les soumettant à des conditions particulières dans certaines zones, tout en orientant leur implantation dans les zones ciblées identifiées, à l’image de la zone UGSU du PLU bioclimatique parisien ou des zones UAL identifiées dans les PLUi de Plaine Commune ou de Boucle Nord de Seine (dont la zone portuaire de Gennevilliers fait partie).
La définition d’une activité de logistique urbaine ou du dernier kilomètre, les OAP thématiques et sectorielles ou des prescriptions localisées permettent d’autoriser, voire d’imposer dans certains cas, l’implantation d’espaces de logistiques de formes diversifiées : hôtels logistiques intégrés dans des projets mixtes, sites logistiques favorisant le report modal, espaces de logistique urbaine de plus petite dimension intégrés en ville.