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Atlas de la fréquentation piétonne des espaces publics parisiens

L’atlas de la fréquentation piétonne des espaces publics, réalisé par l’Apur à partir de données de géolocalisation mobile acquises auprès de la société MyTraffic, propose une lecture quantitative inédite des flux, à l'échelle de Paris et de chacun des arrondissements, des avenues, rues et grands parcs.

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Fréquentation piétonne moyenne hebdomadaire (en septembre 2025) © Apur

Si jusqu'à présent, la mesure des flux piétons reposait principalement sur des comptages de terrain réalisés ponctuellement, cette analyse à partir des données issues des signaux de géolocalisation d'une centaine d'applications mobiles, anonymisés, nettoyés et redressés offre une estimation du nombre de passages piétons par semaine dans toutes les rues, places et grands parcs.
L’atlas s’organise en deux parties. La première partie propose une lecture à l'échelle de Paris :

  • de la fréquentation piétonne hebdomadaire moyenne au mois de septembre ;
  • des variations saisonnières ;
  • des focus sur les bois de Boulogne et de Vincennes ;
  • des croisements avec d'autres données d'observation de l'espace public : niveaux de fréquentation dans les rues et places piétonnes (dont les périmètres Paris Respire), densité piétonne et linéaires commerciaux, intermodalité aux stations de métro, niveau de sollicitations piétonnes des trottoirs étroits de moins de 1,80m, niveau de confort à travers la présence de bancs, ou d’ombrage contribuant à l’identification de parcours fraîcheur…

La seconde partie de l’Atlas décline ces analyses à l’échelle de chacun des arrondissements, de Paris Centre au 20e arrondissement. Un texte présente la structure des espaces publics, des places et lieux singuliers ainsi que les principales transformations récentes et les liens entre vie locale et fréquentation piétonne. Les cartes font apparaître une géographie hiérarchisée de la fréquentation. Les grands hubs et abords des grandes gares concentrent les flux les plus élevés (602 000 piétons au passage de la canopée aux Halles, 419 000 piétons à République…) suivis des grands axes commerçants (372 000 piétons rue de Rivoli, …), des places d'envergure métropolitaine (465 000 piétons place de l’Opéra) et des pôles touristiques. Les rues de faubourg et les rues très commerçantes participent à la vie locale comme en témoignent les cartographies. 
La comparaison entre l'hiver et l'été distingue deux types de lieux :

  • les parcs, jardins, berges et sites touristiques, nettement plus fréquentés aux beaux jours ;
  • les quartiers d'affaires, les secteurs commerçants et certains quartiers résidentiels, dont la fréquentation se maintient ou diminue en été.

Ces données constituent des estimations statistiques et non des comptages exhaustifs. Elles se lisent en ordres de grandeur et en hiérarchies entre les lieux, plutôt qu'en valeurs absolues.

Croiser l'intensité des flux avec les caractéristiques des espaces publics permet de repérer des situations à forts enjeux : des continuités d’espaces piétons qui pourraient s’installer, des espaces récemment réaménagés dont les usages se sont intensifiés, des trottoirs étroits très sollicités qui posent l’enjeu de piétonisation potentielle certains jours ou certaines heures, des lieux très fréquentés peu équipés en assises ou très exposés au soleil qui présentent un intérêt pour localiser prioritairement des ombrières… autant de nouvelles indications pour mieux connaître et quantifier les pratiques des espaces publics au regard des aménagements aujourd’hui et pour demain.