Atelier Parisien d'Urbanisme Infolettre 3 mai 2012
APUR 03 mai 2012
Newsletter n°20

Dominique AlbaEn 2009, l’Apur s’est doté d’un pôle « études environnementales et réseaux » qui a remplacé le pôle « mobilités ». Cela a permis de développer de nouvelles compétences liées aux questions environnementales et aux grands services urbains.
 

Dominique AlbaEn 2009, l’Apur s’est doté d’un pôle « études environnementales et réseaux » qui a remplacé le pôle « mobilités ». Cela a permis de développer de nouvelles compétences liées aux questions environnementales et aux grands services urbains.

Au centre de ces exigences se trouve notamment la question de l’eau. Le Conseil de Paris de mars 2012 a longuement débattu autour de cette question et plusieurs délibérations ont été votées, dont l’une relative au réseau d’eau non potable - particularité parisienne depuis le XIXe siècle. Dès 2010, la Ville de Paris a mandaté l’Apur pour approfondir les réflexions sur ce sujet avec en particulier des études sur la dimension métropolitaine de la gestion de l’eau, le développement d‘autres usages pour le réseau lui-même et enfin le rôle de l’eau non potable en réponse aux enjeux « bioclimatiques ».

Après deux ans d’études menées en relation étroite avec la direction de la Propreté et de l’Environnement (DPE) et Eau de Paris, le Conseil de Paris  a pu faire un choix et voter le maintien du réseau d'eau non potable et la poursuite des études pour trouver de nouveaux usages pour ce réseau et assurer sa pérennité. Une nouvelle phase d’étude débute pour l’Apur, autour d’un modèle de gestion économe, global et durable du réseau en y intégrant la dimension métropolitaine par des échanges avec les acteurs de la petite couronne et les grands syndicats techniques. Grâce à cette compétence, l’Apur a été retenu au terme de l’appel d’offres lancé par Plaine Commune fin 2011 pour mener une réflexion prospective autour des utilisations possibles des eaux brutes sur son territoire.Vue du réservoir d'eau non potable de Passy à Paris © Apur

Ces études sur l’eau ont clairement montré l’intérêt de reprendre la réflexion sur les grands services urbains, qui fut fondatrice des transformations urbaines du XIXe siècle et que le XXe siècle a éludé, non seulement pour assurer la pérennité des services qui nous sont familiers mais aussi pour les ré-imaginer, les repenser et en accueillir de nouveaux, à l’exemple des réseaux « virtuels » qui passent leurs fibres dans le réseau des égouts ou des réseaux de froid ou de chaleur issus de différents modes de production d’énergie …

Ces mêmes réflexions irriguent d‘autres études menées par l’Apur :
-    Les études « thermographiques » pour orienter les politiques de réhabilitation et de transformation du patrimoine bâti pour réduire ses consommations énergétiques. Ces études concernent aussi  la mise en place d’un cadastre solaire et d’une série de modélisations et expérimentations sur le phénomène des ilots de chaleur. Elles s’inscrivent étroitement dans le Plan climat parisien.
-    Les études autour de la logistique et du fret, avec les études préparatoires à  l’expérimentation du Tram Fret, les réflexions sur la qualité de l’air avec les études Zapa (zones d’action prioritaires sur l’air).
-    Les études que nous menons sur l’aménagement et la gestion des cimetières pour la Ville de Paris et le SIFUREP ou encore les réflexions à venir autour des réseaux électriques intelligents, de la précarité énergétique ou des ressources en énergies renouvelables en zone urbaine dense.

Les grands services urbains sont peu documentés et les acteurs de la ville ne disposent pas toujours de la connaissance nécessaire pour apprécier ce qui est proposé par les acteurs industriels et les syndicats techniques gestionnaires. Ces grands services sont reconnus comme des leviers efficaces   au regard des enjeux de la ville durable et du nécessaire partage avec les citoyens.

L’engagement de l’Apur sur ces sujets s’inscrit dans les évolutions des rôles des agences d’urbanisme qui sont des outils prospectifs au service des collectivités. Elles sont le lieu de l’information, du  partage et de la prospective urbaine et elles se doivent d’anticiper tout autant que d’accompagner les politiques urbaines et territoriales.

Et s’intéresser à la ville du dessous et aux services urbains sous toutes leurs formes  pour contribuer à l’intelligence des politiques est une exigence à laquelle la contribution des agences d’urbanisme est essentielle.

Dominique Alba, Directrice de l'Atelier parisien d'urbanisme

 
 

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