La lutte contre l’habitat indigne à Paris - Bilan des actions menées de 2002 à 2018

novembre 2020, mise à jour le 01 mars 2021
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De 2002 à 2018, la Ville de Paris et l’Etat ont conjugué leurs moyens pour résorber l’insalubrité à Paris. Au total près de 2 200 immeubles et 56 000 logements ont été traités grâce à plusieurs dispositifs, associant acquisitions publiques et subventions de travaux de réhabilitation dans les immeubles privés.
 

Immeuble d’habitat indigne acquis par la puissance publique en vue de la construction de logements sociaux - Rue Lecourbe (15e) © Apur

Dès 2002, la Ville de Paris et l’État affichent ensemble l’ambition d’éradiquer l’habitat indigne du territoire parisien, en y consacrant des moyens très importants et en mettant en œuvre de nouveaux outils de traitement. Ce plan marque un tournant dans la manière de traiter l’insalubrité à Paris, notamment en instaurant un travail « dans la dentelle » : le traitement de périmètres entiers est abandonné au profit d’opérations à la parcelle, et les réhabilitations sont préférées aux démolitions. Il est également d’une ampleur inédite : 1 000 immeubles répartis dans tout Paris sont identifiés dès 2002 et 1 200 immeubles supplémentaires sont intégrés au fil des années, au fur et à mesure du travail mené par les opérateurs spécialisés : la Siemp, puis la Soreqa, la Semavip et les opérateurs d’OAHD et d’OPAH (Soliha et Urbanis). Au total, ce sont près de 2 200 immeubles et 56 000 logements qui ont bénéficié de dispositifs de lutte contre l’habitat indigne entre 2002 et 2018. Cette étude fait le bilan de cette politique menée sur près de deux décennies.

En plus des mesures de police administrative (arrêtés d’insalubrité et de péril notamment), pour traiter les immeubles, la puissance publique a mis en œuvre deux stratégies d’intervention. Les 450 immeubles les plus dégradés ont fait l’objet d’une acquisition publique et ont été démolis et reconstruits, ou lourdement réhabilités, afin de construire plus de 5 300 logements sociaux. Les 1 700 autres immeubles, moins dégradés, sont restés privés et ont été accompagnés et subventionnés dans la réalisation de 238 millions d’euros de travaux.

Avant même la fin de ce plan, l’Apur a développé, dès 2008, en partenariat avec la Ville de Paris un observatoire pour repérer les immeubles parisiens en voie de dégradation. Cette démarche de prévention permet la constitution annuelle d’une liste d’immeubles « à surveiller » en raison d’un risque de dégradation de leur bâti et oriente une partie des contrôles de terrain des services techniques de la Ville de Paris. À l’échelle métropolitaine, la lutte contre l’habitat indigne, qui demeure un enjeu fort, peut bénéficier du savoir-faire et des outils développés lors de l’expérience parisienne, comme c’est déjà le cas avec la Soreqa, opérateur spécialisé partagé entre Paris, Montreuil, Est Ensemble, Plaine Commune, Paris Ouest La Défense et la Métropole du Grand Paris.
 

Infographie - Couverture - La lutte contre l’habitat indigne à Paris - Bilan des actions menées de 2002 à 2018 © Apur

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  • Étude

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