Vers un réseau de stations (de) services urbains, état des lieux et capacité d’évolution

402 stations-service tissent un réseau dense dans la Métropole du Grand Paris. Le déploiement des nouvelles motorisations décarbonées, fortement favorisé par les pouvoirs publics, exige de pouvoir fournir les énergies dont elles ont besoin pour circuler.

Vue sur une station service © istockphoto.com / jpgfactory

Les restrictions qui pèsent sur la circulation des véhicules thermiques et les exclusions progressives des moteurs à combustion à Paris et dans la Métropole du Grand Paris, invitent les acteurs publics et privés à s’interroger sur l’avenir des ouvrages consacrés à la distribution de carburants. 

En conduisant cette étude sur les stations-service, l’Apur poursuit des réflexions déjà engagées en 2012 puis prolongées en 2016, sur la place singulière de ces fonctions en milieu urbain.

L’étude actuelle mobilise un grand nombre de ressources. Elle est complétée par des apports de terrain et des entretiens avec les principaux opérateurs de la vente au détail de carburants.

La conjugaison de tous ces intrants a permis de dresser un état des lieux complet de l’offre en stations-service publiques dans la Métropole du Grand Paris. En comparant cet inventaire avec les éléments capitalisés en 2012, l’Apur peut livrer une connaissance fine des mouvements intervenus au cours de ces dernières années et peut décliner les caractéristiques physiques et fonctionnelles de chacun de ces ouvrages. 402 stations-service sont ainsi opérationnelles dans la Métropole du Grand Paris, pour une occupation foncière totale de 59 hectares. Chaque station occupe en moyenne une surface de 1 460 m².

Néanmoins, la maille parisienne garde des attributs particuliers, reliés à un tissu urbain dense et constitué de longue date. Les stations-service y sont plus petites et les modes d’implantation plus variés.

Aux côtés de ces stations se sont développées des propositions d’avitaillement pour les mobilités alternatives : GNV, hydrogène, électrique. L’électrique a profité de l’appel d’air provoqué par le déploiement du service public de voitures électriques en libre-service, Autolib’, proposé dès décembre  2011 et dont l’exploitation a cessé en juillet 2018, avant une reprise partielle en décembre. Elle laisse un réseau serré de 6 000 bornes de recharge lente sur l’espace public, dont près de 1 200 ont été réactivées.

À l’issue de ce travail de référencement, l’Apur a intégré l’ensemble des contraintes réglementaires liées à l’installation de nouvelles énergies au cœur des stations-service. La prise en compte de ces éléments a permis d’élaborer une matrice conduisant à établir une typologie des stations existantes selon leur capacité ou non à accueillir de nouvelles énergies.

Il en résulte une première carte des stations selon leur potentiel d’évolution.

En posant les premiers jalons d’une mutation possible, l’étude propose de poursuivre, dans un prochain volet, la réflexion sur la mutation de ces stations-service vers des stations de services urbains en considérant également ces espaces comme des opportunités foncières pour intégrer dans la ville les services urbains indispensables pour atteindre la neutralité carbone en 2050 (gestion des déchets, optimisation de la logistique, énergie…).

Infographie – Vers un réseau de stations (de) services urbains

Ressources

Documents à télécharger

  • Étude

    Vers un réseau de stations (de) services urbains, état des lieux et capacité d’évolution

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Cartes à télécharger

  • Étude

    Les stations-service mutables situées dans des territoires de projet

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  • Capacité des stations à accueillir de nouvelles énergies

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  • Zones d'activités économiques et réseau d'avitaillement – Capacité des stations accueillir de nouvelles énergies

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