Les publics en errance se retrouvent dans de nombreuses métropoles. Huit d’entre elles ont été sélectionnées pour cette analyse croisée, témoignant d’une diversité de contextes et d’enjeux en matière de grande exclusion : Bogotá, Grand Londres, Helsinki, New York City, Région de Bruxelles, Rome, San Francisco, São Paulo. L’analyse prend appui sur un état de l’art de travaux universitaires et institutionnels. Une quinzaine d’entretiens ont été conduits avec des chercheurs et acteurs internationaux spécialisés, ainsi que des échanges de terrain à Helsinki, en Finlande, pays fréquemment cité comme exemplaire en matière de réduction du sans-abrisme par la promotion du « Logement d’abord ».
La note s’attache en premier lieu aux enjeux de définition et la façon dont sont dénombrées les personnes en errance dans les huit métropoles étudiées. Comment ces populations sont-elles désignées et catégorisées dans ces métropoles ? Selon quels critères ? Des enquêtes spécifiques sont-elles mises en oeuvre en direction de ces publics ? Que disent les résultats de ces travaux sur le nombre et les profils des personnes concernées dans ces différents contextes ? Elle s’intéresse ensuite à la manière dont les politiques publiques adressent les besoins de ces publics. Quels actions et dispositifs sont déployés en direction de ces populations ? Plus spécifiquement, quelle est la prise en compte de ces publics dans les politiques d’aménagement de ces huit métropoles ?
Errance et marginalités dans huit métropoles internationales
Bogotá, Bruxelles, Londres, Helsinki, New York, Rome, San Francisco, São Paulo
Afin d’alimenter les réflexions autour des enjeux liés à la grande exclusion dans les grandes métropoles à l’international et de mettre en perspective la situation du Grand Paris, un travail exploratoire a été confié à un groupe d’étudiants de l’École Urbaine de Sciences Po. Cette note en restitue les principaux enseignements.