Enseignement supérieur et recherche dans le Grand Paris

Chaque année depuis 2O ans, la Métropole du Grand Paris accueille 7300 étudiants supplémentaires en moyenne. Qui sont ces étudiants? D’où viennent-ils? Où étudient-ils? Dans quelles communes habitent-ils? Quel est le poids économique de l’enseignement supérieur à Paris?

Campus Port-Royal - Centre Lourcine (ancienne caserne), Université Paris I Panthéon Sorbonne, Paris

L'étude "Enseignement supérieur et recherche" propose un état des lieux de la métropole étudiante du Grand Paris. Elle analyse la montée en puissance de cette population et dessine la nouvelle géographie universitaire fondée sur l’évolution des capacités d'accueil de certains établissements, la rénovation d’autres, l’impact des nouvelles polarités ainsi que l’augmentation de l’offre privée. À l’heure où les lycéens candidatent pour leur formation de demain l’étude cartographie aussi l’évolution de cette population. Un Parisien sur 10 est un étudiant. 53% des étudiants de la métropole ont moins de 22 ans. Et 54% des étudiants sont des étudiantes.

En vingt ans cette croissance de +146400 étudiants (+36%) à l’échelle métropolitaine est inédite. Si Paris concentre plus de la moitié de la hausse (+77500, +30%) dans les établissements d’enseignement supérieur, deux territoires Paris Ouest La Défense (+12200) et Grand-Orly Seine Bièvre (+16700) voient leurs effectifs augmenter largement. L'accroissement général des effectifs au lieu d’études se traduit par des mouvements géographiques et l’évolution des façons de se loger. 
 
Sur les 470000 étudiants résidant dans la Métropole du Grand Paris, près de 200000 d’entre eux, soit 42%, vivent à Paris. En parallèle de la production de logements sociaux étudiants qui connait une montée en puissance (+9000 à Paris et 24800 logements sociaux étudiants financés au total dans la Métropole entre 2007 et 2022), le nombre d’étudiants résidant chez leurs parents a fortement augmenté : +64% pour la Métropole du Grand Paris (hors Paris) et +36% pour Paris. Le nombre d’étudiants vivant en colocation aussi. Il s’établit à 11% dans la Métropole et 13% à Paris. 
 
Le rapport entre étudiants au lieu d’étude et étudiants au lieu de résidence évolue également. Désormais, quatre territoires accueillent plus d’étudiants au lieu d’étude que d’étudiants résidant : Paris (1,7 pour 1) ; Grand Paris Sud-Est Avenir, territoire d’implantation de l’université de Paris-Est Créteil Val-de-Marne (1,5 pour 1) ; Plaine Commune, qui héberge une partie des implantations de l’université Sorbonne Paris Nord, l’université Paris 8, et le campus Condorcet (1,4 pour 1) ; enfin, Paris Ouest La Défense avec l’Université Paris-Ouest Nanterre la Défense, mais aussi l’Essec business school, le campus Omnes, le campus Cesi et les multiples implantations du Pôle Léonard de Vinci (1,4 pour 1).

Enfin, l’étude cherche à évaluer le poids économique de l’enseignement supérieur. L’estimation des retombées se fonde sur trois composantes : le personnel des établissements, les dépenses des établissements et les étudiants. Les résultats s’expriment quant à eux en termes d’emploi et en masses monétaires. Ainsi, selon les calculs exploratoires menés dans l’étude, l’enseignement supérieur parisien génère des retombées directes estimées à 594 millions d’euros par an et 58000 emplois à Paris. La participation des étudiants au dynamisme de l’économie locale s’avère particulièrement importante. En tenant compte des retombées indirectes ou induites, 93000 emplois et 3,5 milliards d’euros de retombées monétaires sont liés à la présence des étudiants à Paris.

Infographie - Enseignement supérieur et recherche © Apur

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